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Bordeaux : la place Pey Berland

La place de la Mairie, de la Cathédrale et de la tour...

Vue panoramique de la place Pey Berland à Bordeaux | Photo Bernard Tocheport

L'un des principaux lieux de la vie bordelaise

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| Rive droite : la Bastide - Darwin

 


 

Situation de la place Pey Berland dans la ville

Bordeaux photo aérienne de la cathédrale et de la place Pey Berland | Photo Bernard TocheportSituée dans ce qu'il est convenu d'appeler l'hyper centre, la place Pey Berland est au cœur de plusieurs axes principaux. Lorsque l'on sait que quatorze rues permettent d'y accéder et qu'elle est elle même prolongée par deux places, on comprend son importance.

 

Bordeaux angle de la place Pey Berland et du cours Alsace et Lorraine |  Photo Bernard Tocheport Au nord, les rues des Remparts, de Ruat, Vital Carles, Beaubadat ou Père louis de Jabrun permettent d'accéder à la rue Porte Dijeaux ou au cours de l'Intendance.

 

Face à la cathédrale, la place Jean Moulin et sa statue Gloria Victis forment un prolongement naturel. A l'est, la rue du Loup et le cours d'Alsace et Lorraine permettent aux piétons d'accéder en moins de 5 minutes à la très passante rue Sainte Catherine.

 

Au sud, cinq rues débouchent sur la place : la rue du Maréchal Joffre qui permet de rejoindre la place de la République, les rues  Cabirol, du Commandant Arnould, des Palanques et la rue Dufour Dubergier (prolongement du cours Pasteur) qui permettent de rejoindre la place de la Victoire. A l'ouest la place Pey Berland reçoit en extension la place Rohan. Les rues des frères Bonie et Elisée Reclus permettent de se diriger vers le cours d'Albret et le quartier Meriadeck.  

 

Arbres de la place Pey Berland à Bordeaux | Photo Bernard Tocheport

 

 

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La place qui abrite le palais Rohan, l'actuelle mairie de Bordeaux

Bordeaux place Pey Berland le Palais Rohan frontière avec quartier Mériadeck  | Photo Bernard Tocheport

L'hôtel de ville de Bordeaux se trouve dans le Palais Rohan.

 

Un bâtiment qui tient son nom de l'archevêque de Bordeaux, Ferdinand Maximilien Mériadec de Rohan qui fut à l'origine de la reconstruction de ce qui était auparavant l'archevêché.

 

La construction sera terminée en 1784 et, comme le rappelle une plaque fixée sur le sol de la place, à partir de 1836 le Palais Rohan changera d'affectation pour devenir la mairie de Bordeaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bordeaux rosace et façade ravalée de la cathédrale place Pey Berland | Photo Bernard TocheportUne place desservie par 2 lignes de tramway

La place Pey Berland est un lieu important dans l'infrastructure du réseau de tramway car elle compte une station pour la ligne A du tramway et une autre pour la ligne B.

 

  • La ligne A relie Floirac, Cenon et la rive droite de Bordeaux à Mérignac et au Haillan.
  • La ligne B permet d'aller de France Alouette (Pessac) puis Talence à Bordeaux jusqu'aux Berges de la Garonne.

Les deux stations implantées place Pey Berland permettent aussi d'établir une correspondance entre les deux lignes.

 

 

 

Kiosque et tram place Pey Berland | Photo Bernard Tocheport

 

 

 

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Pey Berland est le nom actuel, après bien d'autres appellations

Le nom actuel de la place et de la tour proviennent de Pierre Berland (Pey Berland en Gascon) qui fut archevêque de Bordeaux de 1430 à 1456 alors que l'Aquitaine était sous domination Anglaise. Après avoir fait une partie de ses études à Toulouse, Pey Berland créera en 1441 l'université catholique de Bordeaux.

 

Si aujourd'hui cette place porte le nom de Pey Berland, elle a comme bien d'autres lieux bordelais porté des noms différents au cours des siècles derniers. Il suffit de lever un peu les yeux pour trouver, ici et là, des traces des noms précédents. 

Place du Palais Royal, place de la Préfecture, rue Primidi...

 

Bordeaux ancienne place de la Montagne | Photo Bernard Tocheport Rue de l'arbre chéri, place du palais Impérial, place de la montagne

Sur le mur situé à l'angle de la rue de Créon, on peut voir le nom de "Place du palais Royal".

 

A l'angle de de la place Rohan (sous le lampadaire) on retrouve partiellement masqués une succession des anciens noms de la place Pey Berland : "Place du palais Impérial", "place de la Préfecture" et encore le nom de "Rue de l'arbre chéri" qui correspond à l'ancien nom de la rue de l'Hôtel de Ville. L'inscription à cet endroit montre qu'à une certaine époque la rue de l'Hôtel de Ville se prolongeait jusqu'à la place Rohan.

 

En se déplaçant vers la cathédrale Saint André, à côté de l'ancien portail Royal on peut découvrir le nom de la "Rue Primidi" qui rappelle que par le passé les maisons arrivaient jusqu'aux abords immédiats de la cathédrale.

 

Non loin de la tour Pey Berland et à l'arrière du buste de Léo Drouyn, on peut aussi trouver l'inscription "Place de la Montagne" gravée dans la pierre.

 

 

Bordeaux ancienne place Derchan et Guillaume Tell | Photo Bernard Tocheport La place Rohan voisine a également changé de nom à plusieurs reprises

L'angle formé par la façade de la mairie et la place Rohan fourmille d'informations sur le passé.

 

Ainsi au dessus de la plaque émaillées informative on peut découvrir dans la pierre les noms de place "Place Derchan" et encore "Place Guillaume Tell" qui correspondent donc aux anciens noms de la place Rohan.

 

 

 

 

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Refonte totale de la place pour le retour du tramway dans la ville

C'est à l'occasion des travaux nécessaires pour le retour du tramway, que la place Pey Berland a entièrement été redéfinie. Dans cette nouvelle configuration l'espace qui était auparavant consacré à la voiture a considérablement été réduit. Sol en dalles grises, bancs en pierre, lampadaires élancés... le nouvel aménagement, tout à fait dans l'esprit tendance de cette période, a été réalisé entre 2002 et 2004 pour un budget de 9,7 millions d'euros.

 

 

On doit ce nouvel aspect de la place Pey Berland à l'atelier King Kong dont le chef de projet était l'architecte Frédéric Neau associé pour l'occasion à l'architecte espagnol Francisco Mangado. Dans sa présentation actuelle, la place Pey Berland a officiellement été inaugurée le 29 avril 2004. 

 

 

 

La nuit venue, la place trouve une nouvelle dimension avec ses dalles éclairées et ses lampadaires futuristes qui donnent à la cathédrale des allures de navire. Il est toujours difficile de faire l'unanimité lorsqu'un espace public est largement remanié. La place Pey Berland n'a donc pas échappé aux critiques qui ont particulièrement été adressées aux accès blancs (trémies) du parking souterrain situés entre la rue du Loup et la rue Père Louis de Jabrun. 

 

 

A cette période, personne ne semblait cependant regretter l'ancienne place. Globalement ce nouvel espace a été adopté plutôt facilement par la majorité des Bordelais. Aussi bien par ceux qui la traversent ou se rendent à la mairie que par ceux qui y attendent l'arrivée de leur tram.

 

Un marché traditionnel du dimanche sur la place

 

 

Le dimanche matin un marché de plein air se tient sur la place Pey Berland, à l'arrière de la cathédrale et devant la tour. Ce marché compte une dizaine de commerçants alimentaires (fromager, marchands d'huitres ou de légumes...) et non alimentaires (bouquinistes, peintres...). Chaque premier dimanche du mois il s'inscrit dans le cadre de l'opération  "Dimanche à Bordeaux sans voiture". Généralement il se tient entre 07 heures et 13 heures.

L'étrange ambiance désertique lors de la crise sanitaire de 2020 

 

Compte tenu de sa situation au cœur de la ville, de ses 2 lignes de tram, et du nombre de monuments qu'elle réunit, la place Pey Berland est un lieu habituellement très fréquenté. Il est donc particulièrement rare de traverser la place sans y croiser le moindre passant. Commerces fermés et période de confinement liée à la crise sanitaire de 2020 ont pourtant livré cette étrange vision d'une place seulement occupée par quelques pigeons.  

 

 

 

 

 

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Une place dite "trop minérale" qui compte une quarantaine d'arbres

Les choses évoluant avec le temps, ce qui était vrai au début des années 2000 ne l'est plus forcément 20 ans plus tard. Au fil des ans les changements climatiques ont été de plus en plus perceptibles dans les grandes agglomérations et les notions d'écologie sont devenues prégnantes.

 

On a alors commencé à mettre en avant, en le présentant comme un défaut, l'aspect minéral des réalisations de ce type. Telle qu'elle avait été reconfigurée la place Pey Berland est désormais souvent décrite comme "trop minérale". Le principal reproche formulé étant son manque d'arbres ou de végétation.

 

Photo panoramique Bordeaux place Pey Berland

 

Il est vrai que, dans sa partie comprise entre l'entrée de la cathédrale et la façade du Palais Rohan, la place est essentiellement composée de dalles grises pouvant former un point chaud en été. Pour autant, avant de porter un jugement définitif, il convient de visualiser la place dans son ensemble. En effet, la petite musique qui s'est progressivement installée tend à laisser penser, de façon excessive, que cette place serait dépourvue d'arbres et de zones ombragées.

 

 

 

Pour s'en convaincre, il suffit de demander aux bordelais combien ils imaginent qu'il y a d'arbres sur cette place. Dans un premier temps, seule la face avant étant considérée, les réponses sont fortement éloignées de la réalité. Si l'on persiste en rappelant les parties arrières et latérales de la place, dans le meilleur des cas les personnes interrogées sont persuadées qu'il y a (au mieux) une vingtaine d'arbres. Dans la réalité, au total la place Pey Berland compte plus de 40 arbres (44 exactement au moment de la préparation de cette page) de différents âges et de différentes essences .

 

 

 

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Les arbres du passé, d'aujourd'hui ou à venir : un sujet sensible

Bordeaux tram et anciens arbres de la place Pey Berland | Photo Bernard TocheportL'explication sur la perception partiellement erronée, concernant le nombre d'arbres réels de la place est sans doute en partie liée à l'actualité de 2015. A l'arrière de la cathédrale, face à la tour, se trouvaient encore trois immenses arbres qui faisaient partie intégrante du paysage depuis pratiquement un siècle. Un ilot d'ombre qui donnait une certaine harmonie à la place en équilibrant quelque peu l'ambiance générale.

Trois arbres, centenaires mais en mauvais état

Bordeaux photo des arbres malades de la place Pey Berland | Photo Bernard TocheportBien que des signes avant coureurs de faiblesse aient été visibles, personne ne semblait trop y prêter attention. Placés sous surveillance par les services techniques de la mairie, les 3 arbres montraient d'inquiétants signes de faiblesse. Un ancrage insuffisant et un système d'enracinement fragilisé pouvaient laisser craindre qu'un jour ne survienne une chute des arbres.

 

La décision a donc été prise de les couper, puis de les remplacer, avant que ne survienne un accident aux conséquences imprévisibles. Un matin d'avril 2015, les tronçonneuses sont donc entrées en action. Le même jour, au vu des troncs et de certaines souches, les passants découvraient les traces visibles du mauvais état du bois et de la maladie qui avait justifié la coupe. Quelques jours plus tard les 3 arbres avaient disparu de la place en laissant un grand vide.

 

 

L'objectif étant de les remplacer au plus tôt, à peine dessouchés, dès l'été 2015 les sols ont été préparés pour pouvoir accueillir dans les meilleures conditions possibles les nouveaux arbres.

Nouvelles essences, les arbres plantés sont des PACANIERS

Bien évidemment, les arbres plantés étant encore jeunes, il sera nécessaire d'attendre quelques temps avant que les nouveaux venus n'atteignent le volume des arbres précédents. En raison de leur résistance, mais également pour leur capacité à atteindre une hauteur importante (jusqu'à 40 mètres) et ainsi respecter une certaine échelle avec la tour voisine, les arbres retenus sont des pacaniers. Une variété d'arbre qui est déjà implantée depuis longtemps au jardin public.

 

 

Un PACANIER a d'ailleurs déjà été honoré à Bordeaux en obtenant en 2012 le titre "d'Arbre Remarquable de France". Les 3 photos ci dessus montrent cet arbre qui est le plus haut du jardin public (38 mètres de haut, 114 centimètres de diamètre). En hiver il fournit de petits fruits ressemblant un peu à des olives brunes, les noix de pécan.

Zones verdoyantes et ombragées toujours les bienvenues malgré tout

Place Pey Berland l'ombrière devant la mairie de Bordeaux | Photo Bernard Tocheport Même si la place compte un nombre d'arbres significatif, il est vrai qu'en été, pour la partie située devant la mairie et la cathédrale quelques ilots de fraicheur supplémentaires restent les bienvenus. Dans l'histoire de la place, des bacs contenant arbustes ou fleurs ont d'ailleurs été installés à plusieurs reprises, mais de façon discontinuée.

 

A l'été 2019, comme l'illustrent les photos, plantes et arbres étaient accompagnés d'une ombrière qui offrait une zone de détente. Un espace permettant aux passants de faire une halte à l'abri des rayons directs du soleil.

 

Moqué par certains, ce parcours verdoyant a pourtant été apprécié et facilement adopté par d'autres. L'été suivant l'initiative n'a pas été reconduite place Pey Berland par la nouvelle municipalité. Des bacs du même type ont cependant été placés en 2020 sur la place de la Victoire et la place Tourny.

 

 

Retour sur le fameux sapin de Noël « arbre mort » le plus célèbre de France

Impossible de parler des arbres de la place Pey Berland sans évoquer le sapin de Noël qui a défrayé la chronique au cœur de l'été 2020. Alors que les sujets du moment tournaient plutôt autour de problèmes d'insécurité et de la progression de la Covid 19, une déclaration faite devant la presse par Pierre Hurmic le maire nouvellement élu a été largement relayée : "Nous ne mettrons pas des arbres morts sur les places de la ville, notamment sur la place Pey Berland, ça n'est pas du tout notre conception de la végétalisation".

 

 

L'annonce de la suppression de ce sapin de Noël associée à la notion « d'arbre mort » ont immédiatement pris dans les médias et sur les réseaux sociaux une proportion que l'auteur de la phrase n'avait sans doute pas vue venir. Un coup de projecteur qui a d'un seul coup transformé le sapin de la place Pey Berland en arbre de Noël le plus célèbre de France. Un sujet d'actualité d'autant plus surprenant qu'il est intervenu en été.

 

Le nouvel édile s'est certes offert en une phrase une notoriété nationale, mais il n'est pas certain que ce soit sur ce thème précis qu'il aurait aimé l'obtenir. Sans parler du fait que, comme le sparadrap du capitaine Haddock, il lui sera sans doute bien difficile de se débarrasser de cette image.

Bientôt de nouveaux arbres supplémentaires sur la place

La nouvelle équipe municipale, élue en 2020, s'est fixée comme priorité de planter des arbres supplémentaires dans la ville. La place Pey Berland est l'un des lieux qui a été identifié pour lancer ce projet. Ainsi, dès les premiers jours de février les pelleteuses sont entrées en action afin de creuser les prochains lieux de plantation.

 

Trois zones sont prévues pour accueillir de nouveaux arbres. La première se trouve en léger décalage avec l'entrée principale de la cathédrale, devant les terrasses du Café Français. La seconde zone est située devant le Café Le Rohan à côté de l'entrée de la mairie. Enfin, face à la place Rohan c'est l'actuelle rangée d'arbres qui devrait être doublée.

 

 

Avant que ne soient plantés les nouveaux arbres, des fouilles archéologiques sont menées jusqu'au début de l'été. Les plantations interviendront à l'automne, la fin des travaux étant annoncée pour le 26 novembre 2021. Si l'on ne connait pas encore toutes les espèces qui ont été retenues, on sait déjà que huit Mélias sont prévus (une espèce déjà présente à Bordeaux place du Palais et place Stalingrad).

 

Au total une vingtaine d'arbres nouveaux doivent être plantés sur la place Pey Berland. L'opération complète étant assurée pour un budget de 280 000 Euros.

Les animations de Noël sur la place Pey Berland version « après sapin »

Bordeaux ombrière et façades place Pey Berland | Photo Bernard Tocheport Après la communication estivale sur ce sujet, les bordelais (et sans doute quelques médias), attendaient de voir ce que la municipalité avait concocté pour les fêtes de Noël en lieu et place de feu le sapin.

 

C'est finalement un vidéo mapping qui a été retenu. Un spectacle intitulé « Chuchotis et Brouhaha » et réalisé par le collectif Organ’Phantom.

 

Pendant la période des fêtes, une animation qualifiée de « spectacle vivant »,  sous la forme de séquences de quelques minutes, était ainsi censée tourner en boucle durant plusieurs heures.

 

D'entrée de jeu la durée du spectacle a été raccourcie car les organisateurs se sont aperçus qu'à 17 heures il ne faisait pas suffisamment nuit pour bénéficier de tous les effets du mapping. Une durée également raccourcie dans l'autre tranche horaire par un couvre feu national imposé à 20 heures pour motif de crise Covid 19.

 

 

Le démarrage a été laborieux car les 2 premières représentations promises aux bordelais ont été annulées en raison de trop nombreux problèmes techniques. Par la suite, on ne peut pas dire que la richesse du spectacle ait soulevé un grand enthousiasme. En période de crise sanitaire Covid, et de couvre feu, il fallait éviter que le public ne soit encouragé à stationner en masse et trop longtemps. C'est en tout cas le message qui était affiché sur place, et de ce point de vue l'objectif a été atteint. 

 

 

Ironie du sort, une tempête avait fait chuter le sapin, une autre a écourté le mapping

En une vingtaine d'années de présence du sapin sur la place Pey Berland, il y a eu quelques tempêtes hivernales qui se sont invitées. En 2019 le sapin de Noël en avait été victime et sa chute prématurée avait, en partie, contribué à justifier sa supression.

 

La nouvelle formule n'aura finalement pas eu beaucoup plus de chance. Après les déboires du démarrage, c'est la tempête nommée Bella qui est venue jouer les trouble-fêtes. Pour des raisons de sécurité les représentations ont été rapidement interrompues (2 jours seulement après Noël). La tempête passée, c'est seulement la moitié du matériel qui a repris du service pour quelques jours et pour juste assurer les projections sur la façade ouest de la cathédrale. 

 

Noël 2020 place Pey Berland 2020 | Photo Bernard Tocheport

 

A l'heure du bilan on pourra retenir que « Chuchotis et Brouhaha » résume finalement assez bien cette surprenante histoire.

 

 

 

 

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Une place pour l'histoire, à lire et découvrir en passant

Bordeaux plaques informatives Cathédrale Saint André | Photo Bernard Tocheport Depuis sa rénovation de 2003 le sol de la place a été agrémenté de plaques métalliques apportant des informations aux visiteurs. Faits historiques, hommages à d'illustres bordelais, connaissance des lieux... Au travers d'une vingtaine de ces plaques ce sont des thèmes très variés qui sont abordés et qui méritent que l'on s'y attarde.

 

Certaines plaques informent sur les origines et l'histoire de la cathédrale, sur son portail Royal tandis que l'une d'entre elles indique que Pierre Berland le primat d'Aquitaine "mourut le 16 des calendes de février l'an du seigneur 1457".

 

Pour les promeneurs qui l'ignoreraient, il leur sera donné d'apprendre que la place Pey Berland se trouve sur une ancienne zone marécageuse dont disait on " le voisinage des marais n'empêche pas que l'air ne soit merveilleusement sain".

 

Le lieu présente également l'épitaphe du chanoine Vital Carles (fondateur de l'hôpital Saint André), le Serment des rois de France à leur entrée dans la cathédrale Saint André ou encore un rappel de l'entrée de François 1er dans Bordeaux. On peut également découvrir que "Le premier janvier 1836, l'Hôtel de Ville est enfin établi dans le Palais Rohan".

 

 

Sont également honorés par ces plaques Michel de Montaigne avec une citation extraite des "Essais livre III" ou  François Mauriac avec un extrait de "Un adolescent d'autrefois". Une plaque rappelle aussi la "confirmation des privilèges des Bordelais par le roi Jean sans Terre". L'extrait de "Album du Voyageur à Bordeaux (1837) est souvent moins accessible à la lecture, la plaque de citation ayant été victime de l'élargissement des terrasses de bar.

 

 

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Les maires de Bordeaux de 1805 à 2020

L'une des plaques posée sur le sol rappelle que le premier maire de Bordeaux s'appelait Pierre Lambert et qu'il fut nommé le 20 avril 1208.

 

Deux autres plaques retracent chronologiquement la liste des maires qui se sont succédés ainsi que l'année de leur élection. La première réunit les maires ayant siégé entre 1805 et 1900, la seconde liste les maires qui se sont succédés de 1904 à nos jours. Cette seconde plaque qui s'arrêtait en 2006 sur le nom d'Alain Juppé à fait l'objet d'une mise à jour quelques mois après l'élection de Pierre Hurmic. Une mise à jour qui a aussi intégré le nom de Nicolas Florian qui ne figurait pas encore.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La plupart des noms qui figurent sont familiers pour les bordelais en raison d'un cours, d'un boulevard ou d'une rue qui porte le nom de l'édile. Pourtant tous n'auront pas eu droit à ce privilège. Mandat trop court ou troublé, pour différentes raisons certains sont passés à côté de cette reconnaissance posthume. On notera que, quelle que soit la période, il n'est pas rare de voir ressurgir un nom après une interruption de mandat de quelques années.

Les maires de Bordeaux de 1805 à 1900 :

1805 : Laurent Lafaurie de Monbadon - 1809 : Jean Baptiste Lynch - 1815 : Jacques Barthélémy Gramont de Castéra - 1816 : Joseph Marie de Gourgue - 1824 : André Guy Victor du Hamel - 1830 : Charles de Bryas - 1831 : Joseph Thomas Brun - 1838 : David Johnston - 1842 : Lodi Martin Duffour Dubergier - 1848 : Basilide Billaudel - 1848 : Gustave Curé - 1849 : Antoine Gautier - 1860 : Pierre Castéja - 1863 : Guillaume Henri Brochon - 1867 : Alexandre de Bethmann - 1870 : Emile Fourcand - 1874 : Charles de Pelleport Burète - 1876 : Emile Fourcand - 1878 : Albert Brandenburg - 1884 : Alfred Daney - 1888 : Adrien Baysselance - 1892 : Alfred Daney - 1896 : Camille Cousteau - 1900 : Paul Louis Lande.

Les maires de Bordeaux de 1904 à 2020 :

1904 : Alfred Daney - 1908 : Jean Bouche - 1912 : Charles Gruet - 1919 : Fernand Philippart - 1925 : Adrien Marquet - 1944 : Fernand Audeguil - 1947 : Jacques Chaban Delmas - 1995 : Alain Juppé - 2004 : Hugues Martin - 2006 : Alain Juppé - 2019 : Nicolas Florian - 2020 : Pierre Hurmic.

 

 

 

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Une statue en mémoire de Jacques Chaban Delmas

Elu maire de Bordeaux pendant 48 ans

Bordeaux l'ombre de la statue de Chaban Delmas face à la mairie | Photo Bernard TocheportJacques Chaban Delmas qui fut Compagnon de la Libération, Premier Ministre et Président de l'Assemblée Nationale a aussi été maire de Bordeaux pendant 48 ans (de 1947 à 1995). Une longévité exceptionnelle qui explique sans doute que la ville ait tenu à lui rendre hommage.à plusieurs reprises.

 

Bordeaux détail statue Jacques Chaban Delmas | Photo Bernard TocheportDéjà en 2001 le stade de Bordeaux qui s'appelait alors le Parc de Lescure avait été renommé stade Chaban Delmas.

 

Cette statue sur la place Pey Berland a été inaugurée en novembre 2012 par Alain Juppé. Alors maire de Bordeaux, il était le successeur au Palais Rohan de Jacques Chaban Delmas.

 

L'automne 2012 a été particulièrement riche en hommage pour cet ancien maire de la ville. En effet, quelques jours seulement avant l'arrivée de cette statue les bordelais apprenaient que le pont Bacalan Bastide en construction porterait également son nom. C'est ainsi que le pont levant inauguré en mars 2013 l'a été sous son nom actuel de pont Chaban Delmas.

 

 

L'artiste retenu pour la réalisation de cette statue est le sculpteur Jean Cardot. Un artiste connu pour la réalisation d'œuvres monumentales. Entre autres, c'est à lui que l'on doit 3 statues installées à Paris : Pierre de Coubertin, Winston Churchill et Charles de Gaulle. Il s'agit d'une statue en bronze, haute de 3,20 mètres et pesant 1 100 kilos. Elle représente Jacques Chaban Delmas marchant, vêtu de l'imperméable qui le caractérisait, avec le regard tourné vers l'Hôtel de Ville.

 

 

 

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Un buste en hommage à Léo Drouyn

A l'arrière de la cathédrale, et à quelques mètres seulement de l'entrée de la tour, la place Pey Berland compte également le buste de Léo Drouyn. Ce buste rend hommage à un artiste girondin du 19ème siècle, François Joseph Léo Drouyn (1816–1896) qui était tout à la fois dessinateur, peintre, archéologue, graveur et historien.

 

Alors que la photographie n'existait pas encore, les dessins et illustrations de Léo Drouyn constituent un bien précieux permettant de visualiser, tels qu'ils étaient, de nombreux monuments de son époque. A titre d'exemple on peut citer le château trompette ou encore le fort du Hâ aujourd'hui disparus. L'œuvre de Léo Drouyn est riche de 1500 gravures et de plus de 5000 dessins.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De son vivant l'artiste avait reçu de multiples récompenses et titres honorifiques. En 1867 il avait reçu la médaille d'or de la gravure à l'eau-forte à l'Exposition annuelle des Beaux-Arts à Paris, en 1870 il a été fait Chevalier de la Légion d'honneur. Deux ans plus tard il devient Président de l'Académie de Bordeaux. Il a également été décoré des palmes d'officier d'Académie et des palmes d'officier d'Instruction publique et fut inspecteur des archives communales de la Gironde.  

Une histoire mouvementée pour un buste de bronze, puis de pierre

Il suffit de regarder les multiples inscriptions gravées dans la pierre, aussi bien sur le bas du buste que sur les faces du socle, pour comprendre que ce monument a eu un passé mouvementé.

 

 

A l'origine, suite à une souscription, c'est un buste en bronze qui a été réalisé par Gaston Veuvenot Leroux et qui a été installé en 1899. Lors de la seconde guerre mondiale, le buste a subi le sort de nombreux autres monuments en bronze. Il a été fondu par les Allemands en 1942. A la fin de la guerre, c'est la " société archéologique de Bordeaux " qui a commandé un nouveau buste. Sur le modèle du précédent, il est désormais en pierre et réalisé par René Rispal. Sa mise en place et son inauguration ont eu lieu en 1947.

 

Le visiteur un peu attentif pourra se replonger dans cette succession d'évènements en s'intéressant aux différentes inscriptions encore visibles aujourd'hui.

 

Sur le buste lui même il est rappelé les deux artistes ayant réalisé le buste "René Rispal 1947 d'après G. Leroux 1896". Sur le socle est gravé "avec le concours de la Ville de Bordeaux, du Département et par souscription publique" et aussi "Erigé en 1899 et détruit par les Allemands en 1942 - Réédifié en 1947 par les soins de la société archéologique de Bordeaux". On peut aussi y trouver une référence à l'un de ses ouvrages : "La Guienne militaire". En façade figure l'inscription "A Léo Drouyn 1816 - 1896". 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme tous les monuments, le buste est soumis aux outrages du temps. A la fin des années 2000, le monument passablement dégradé n'était plus trop visible et, comme l'illustre l'une des photos, il semblait surtout s'être mué en perchoir à pigeons. En 2011 le buste a bénéficié d'une restauration complète. Cette portion de la cathédrale n'ayant pas encore été nettoyée, la blancheur du buste contrastait alors avec la noirceur de la pierre en arrière plan. 

 

Depuis 2019 les échafaudages de la cathédrale ont avancé et la pierre s'est éclairée. Désormais le buste se retrouve en harmonie avec son environnement, jusqu'au prochain cycle de vieillissement...

 

 

 

 

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Saint André, la cathédrale de Bordeaux

La place Pey Berland est particulièrement bien dotée en monuments. En plus du Palais Rohan, elle est également occupée par la cathédrale Saint André et juste à côté par son clocher, la tour Pey Berland.

 

 

Campagne de restauration, la blancheur retrouvée de la pierre

Depuis quelques années la cathédrale fait l'objet d'un vaste plan de restauration. Compte tenu des dimensions imposantes du monument, et du cout élevé des opérations, les travaux dépendent des budgets et des financements débloqués. Que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur, les travaux s'effectuent ainsi par tranches successives. Le plus visible étant à l'extérieur où l'avancée des travaux peut se mesurer à la blancheur retrouvée par la pierre, mais aussi au rythme du déplacement des échafaudages.

 

 

En matière de culte, c'est l'édifice religieux le plus imposant de la ville. Consacrée par le pape Urbain II en 1096, c'est la cathédrale de l'archidiocèse de Bordeaux. La cathédrale a été classée Monument Historique en 1862 et inscrite au Patrimoine Mondial en 1998.

 

Aujourd'hui l'entrée principale s'effectue par le portail nord situé sous la rosace et donnant directement sur la place. Au total la cathédrale Saint André compte trois portails ouvragés, deux côté nord et un sur sa face sud.

 

 

Une cathédrale témoin de 1000 ans d'histoire de Bordeaux

Construite sur son emplacement actuel à partir du XIème siècle, elle a subi de nombreuses modifications entre le XIIème et le XVIème siècle. Ayant elle même connu au cours des siècle de nombreuses vicissitudes  (tremblement de terre, ouragan, foudre, incendie...), la cathédrale est un peu le témoin visible de 1 000 ans de l'histoire de Bordeaux.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'intérieur il s'agit d'un vaste monument long de 124 mètres et large de 18 mètres avec une hauteur atteignant 29 mètres dans le chœur. On y trouve fort logiquement plusieurs chapelles ainsi que de nombreuses œuvres qui méritent que l'on s'y attarde : bas reliefs, peintures murales, reliques, rosaces, albâtres...

 

La particularité de la cathédrale Saint André étant qu'elle n'abrite pas son clocher. Celui ci se trouve juste à côté à l'est du chevet au sommet d'une tour qui a été construite au XVIème siècle.

 

 

 

 

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La tour Pey Berland, le clocher déporté de la cathédrale

La tour Pey Berland a été érigée entre 1440 et 1446, elle est en fait le clocher de la cathédrale voisine. Il s'agit un peu d'une spécialité bordelaise car on retrouve le même type de configuration à Saint Michel où le campanile est également éloigné de quelques mètres de sa basilique.

 

 

La volonté d'équiper la cathédrale de cloches et les craintes sur la stabilité du sol en raison du poids supplémentaire (sans parler des vibrations), expliquent ce choix de séparer les 2 édifices. Le bourdon Ferdinand-André qui a été installé en 1869 pèse à lui seul plus de huit tonnes. Il est accompagné par trois cloches : Marie, Clémence et Marguerite.

 

Le dernier étage de la tour qui culmine à 66 mètres permet de dominer la ville et de s'offrir un point de vue unique sur Bordeaux. Il faut toutefois le mériter et ne pas avoir peur de gravir 231 marches.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le monument historique de Bordeaux le plus visité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La tour constitue un lieu de visite très prisé et est, année après année, le monument historique le plus visité de la ville (devant la flèche Saint Michel, la Porte Cailhau, la Cité Frugès Le Corbusier, le site archéologique de Saint Seurin, la Grosse Cloche et le Palais Gallien). L'année 2020 a cependant été bien différente car, en raison de la crise sanitaire liée au Coronavirus, la tour a été fermée pendant une longue période.

 

En 2019 les monuments historiques ont enregistré 144 100 visiteurs et la Tour Pey Berland a elle seule a représenté 56% de la fréquentation totale des monuments bordelais.

 

 

 

 

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Une tour surmontée par la statue de Notre Dame d'Aquitaine

Bordeaux statue Notre Dame d'Aquitaine tour Pey Berland | Photo Bernard Tocheport A l'origine la tour Pey Berland se terminait de façon classique comme la flèche Saint Michel de Bordeaux. Mais au 18ème siècle une grosse tempête avait abimé l'édifice.

 

Suite au projet initié par le Cardinal Donnet, il a été décidé de placer au sommet de la tour une statue de vierge à l'enfant : Notre Dame d'Aquitaine.

Sa réalisation, d'après un modèle du 14ème siècle, a été confiée à l'orfèvre Jean-Alexandre Chertier qui est aussi à l'origine de deux autels à l'intérieur de la cathédrale voisine (Saint-Joseph et Notre-Dame du Mont-Carmel). La statue a été installée au sommet de la tour en décembre 1863.

 

Haute de 6 mètres pour un poids supérieur à une tonne (1300 Kg pour être précis), la statue creuse à l'intérieur, est composée de plusieurs éléments. Montée sur une structure en fer, la statue est en cuivre martelé et doré à la feuille d'or (24 carats). Orientée vers le nord, Notre Dame d'Aquitaine regarde en direction d'Avensan, le village Médocain d'origine de Pey Berland.

 

Soumise aux outrages du temps, à plusieurs reprises la statue à fait l'objet d'opérations de nettoyage et de remise en état. Ce fut le cas en 1925 où la statue avait été redorée sur place, sans dépose. La dernière restauration beaucoup plus complète a été effectuée, cette fois ci avec dépose, en 2002. Il faut dire que les 77 ans écoulés entre les deux restaurations avaient rendu la statue méconnaissable.

 

 

Partie vert de gris en avril, Notre Dame d'Aquitaine revient dorée en septembre 2002

 

Le retour dans les airs de Notre Dame d'Aquitaine en septembre 2002 |  Photo 33-bordeaux.com

Les nouveaux bordelais ou les personnes nées après septembre 2002 ont toujours connu la statue située au sommet de la tour Pey Berland dans sa teinte or actuelle. Les plus anciens se sont eux facilement habitués à cette teinte dorée pour Notre Dame d'Aquitaine.

 

Pourtant, avant sa restauration, on la reconnaissait de loin à sa teinte verdâtre. Ainsi les 2 premières photos de cette série réalisée en avril 2002 rappellent la teinte vert de gris qui correspond à la couleur de la corrosion du cuivre.

 

C'était la teinte de la statue avant son départ. Les 2 photos qui ont été réalisées le 21 septembre 2002, jour du retour et de la réinstallation de Notre Dame d'Aquitaine sur son piédestal au sommet de la tour, montrent la même statue dans sa couleur or telle qu'on peut encore la voire aujourd'hui.

Une autre vierge à l'enfant sur la place Pey Berland

 

A l'angle de la rue Vital Vital Carles et de la place Pey Berland, en levant un peu les yeux, ont peut apercevoir une autre vierge à l'enfant.

 

Ni cuivre, ni dorure, il s'agit cette fois ci d'une statue incrustée dans la pierre

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cartes postales anciennes pour une vision d'hier

Ancienne carte Postale place Pey Berland Bordeaux

Ancienne carte Postale place Pey Berland BordeauxVoici deux cartes postales qui nous donnent une vision sur la place Pey Berland au début des années 1900. On peut constater que la place était déjà fort fréquentée et qu'elle n'a pas changé d'une façon fondamentale.

 

Si les monuments sont restés identiques, c'est du coté des moyens de transport que se remarquent les principales différences. De nos jours plus de véhicules à cheval ni de charrettes dans la cour de la mairie, et si les rails de tramway sont revenus ils ne passent plus devant le palais Rohan.

 

[ Document Carte Postale - collection personnelle ] 

 

 

 

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